Facebook & Google : des bulldozers de la publicité

Avec l’essor grandissant de ces deux multinationales du web, les éditeurs s’inquiètent de plus en plus pour leurs revenus.

Les journaux européens font partis des plus touchés : Alan Rusbridger, l’ancien rédacteur en chef du Guardian, a accusé Facebook d’avoir aspiré près de 20 millions de livres de revenus publicitaires sur les 100 millions escomptés par le journal britannique l’an dernier.

Comme le précise auprès de l’AFP Debra Aho Williamson, analyste spécialiste du secteur pour eMarketer : « L’internet et les médias sociaux deviennent des moyens de plus en plus communs de consommer l’information, en particulier pour les jeunes ». Selon les prévisions d’eMarketer, Facebook et Google devraient s’accaparer cette année 58% du revenu publicitaire aux Etats-Unis, et pas loin de la moitié en Grande-Bretagne. Donc que des mauvaises perspectives pour les éditeurs européens.

Pour autant, ces journaux sont bel et bien présents sur les réseaux sociaux et les articles qu’ils publient sont régulièrement partagés. En effet, qui n’a jamais tagué un pote sur un des rares articles marrants des journaux sérieux ? Leurs reproches, à Facebook notamment, sont donc à nuancer, car ce réseau leur est visiblement bien utile.